La lettre des énergies renouvelables du 15/01/2014

Allemagne - La transition entre de bonnes mains

N'en déplaise aux contempteurs patentés de la transition énergétique allemande, l'Energiewende se porte bien, merci. Le nouveau gouvernement allemand de grande coalition entre conservateurs (CDU/CSU) et sociaux-démocrates (SPD) a été formé à la mi-décembre, deux mois après les élections législatives. La compétence énergie revient au chef du SPD et vice-chancelier Sigmar Gabriel. Ce dernier devient ministre de l'Économie et de l'Énergie, réunissant sous son autorité deux portefeuilles jusque-là frères ennemis. De quoi amener une meilleure coordination dans la gestion de cette fameuse transition. De plus, Sigmar Gabriel a nommé un membre du parti Vert, Rainer Baake, au poste de secrétaire d'État en charge de la transition énergétique. Rainer Baake, 58 ans, est un homme d'expérience et fervent défenseur de l'Energiewende. Il a en effet déjà officié comme secrétaire d'État du ministère de l'Environnement entre 1998 et 2005, et a été l'artisan de la sortie du nucléaire décidée en 2000 par le gouvernement de Gerhard Schröder. Les objectifs du nouveau ministre ont de quoi rassurer tant les professionnels que les consommateurs puisqu'il entend sécuriser les investissements dans les énergies renouvelables tout en en maîtrisant les coûts pour la collectivité. La trajectoire, quant à elle, ne change pas. Dans le domaine électrique, le nouveau gouvernement vise de 40 % à 45 % d'électricité renouvelable en 2025 et de 55 % à 60 % en 2035. Une nouvelle mouture de la loi énergie renouvelable (loi EEG) est en préparation.