La lettre des énergies renouvelables du 13/11/2014

Biocarburants de 2e génération - Les unités se multiplient aux États-Unis

Légende : Unité de production d’éthanol cellulosique d’Abengoa à Hugoton (Kansas) mise en service en octobre dernier.
Crédit photo : Abengoa.

Les usines d'éthanol cellulosique poussent comme des champignons de l’autre côté de l’Atlantique. Début septembre, la société POET-DSM Advanced Biofuels inaugurait une première unité de production d'éthanol cellulosique, baptisée “Project Liberty”, à Emmetsburg, dans l'Iowa. POET-DSM Advanced Biofuels est une joint-venture détenue à parts égales par l'entreprise néerlandaise Royal DSM et le bioraffineur américain POET. L'usine doit produire annuellement 75 millions de litres d'éthanol pour une capacité de production maximale de 94 millions de litres. Elle exploitera pour cela 285 000 tonnes de résidus de culture de maïs (tiges, feuilles, rafles). Un peu plus d'un mois après cette annonce, l'Espagnol Abengoa célébrait l'ouverture de sa propre usine de production d'éthanol cellulosique d'une capacité de production équivalente, à Hugoton, dans le Kansas. Cette usine recourt au procédé d'hydrolyse enzymatique et est alimentée à 80 % par des résidus de maïs, complétés par de la paille de blé, de mil et de panic érigé (herbacée). Les résidus de biomasse en sortie de processus servent à alimenter une centrale cogénération de 21 MWe. C'est toutefois l'Europe qui avait ouvert la danse pour l'éthanol cellulosique l'an dernier. En octobre 2013, Beta Renewables et le producteur d'enzymes Novozymes avaient inauguré la première unité commerciale, d'une capacité de 50 millions de litres par an, à Crescentino, dans le nord de l'Italie.