La lettre des énergies renouvelables du 13/11/2014

États-Unis - Éolien : 1 - Gaz de schiste : 0

L'éolien est le principal responsable de la baisse des émissions de CO2 du secteur électrique aux États-Unis, et non le gaz de schiste. Les analystes de l'“Energydesk” de Greenpeace Grande-Bretagne ont repris les statistiques officielles américaines afin d'étudier les raisons de la baisse des émissions au pays de l'Oncle Sam. Entre 2007 et 2013, la production électrique issue des centrales à charbon a chuté de 21 % (- 43 TWh), ce qui s'est traduit par une baisse de 16 % des émissions de CO2. Selon Greenpeace, seuls 30 % de cette baisse peuvent être attribués aux centrales à gaz. La baisse de la demande d'électricité due aux mesures d'efficacité et à la récession économique est également responsable de 30 %. En revanche, 40 % de cette baisse revient aux énergies renouvelables, dont 32 % au seul éolien ! Le gaz de schiste est ainsi coiffé au poteau par l'énergie du vent. Une histoire bien différente de la fable colportée sur les gaz de schiste. Cette analyse de Greenpeace ne prend toutefois pas en compte les fuites de méthane, redoutable gaz à effet de serre, sur les sites d'extraction de gaz de schiste, ce qui pourrait encore assombrir le bilan pour le secteur électrique. Peu après la publication de cette étude paraissait dans la revue scientifique Nature un article prospectif de chercheurs du laboratoire américain Pacific Northwest National Laboratory (PNNL) sur l'évolution du paysage énergétique mondial. Il a établi qu'un boom du gaz de schiste au niveau global pourrait à long terme avoir un impact mineur, voire négatif, sur les émissions de CO2 du pays, de - 2 % à + 11 %. Et ce, toujours sans prendre en compte les fuites de méthane.

En savoir plus :

Analyse de Greenpeace UK

Article PNNL