La lettre des énergies renouvelables du 15/10/2014

Éolien flottant - Adieu Winflo, bonjour Sea Reed !

Légende : Dessin d’artiste de l’éolienne flottante Sea Reed.
Crédit photo : DCNS.

DCNS et Alstom vont faire cause commune dans l'éolien flottant. Les deux groupes ont signé le 13 octobre un accord de partenariat destiné à développer un module d'éolienne flottante de 6 MW. L'éolienne elle-même sera une Haliade 150 d'Alstom, qui sera adaptée pour être fixée à un flotteur de DCNS. Le projet, baptisé Sea Reed, a reçu un soutien de 6 millions d'euros de l'Ademe dans le cadre de l'Appel à manifestation d’intérêt Briques technologiques, pour financer la première phase d'étude et de certification du système flottant. Il s'agit d'une structure semi-submersible comportant trois colonnes extérieures et un pilier central. L'objectif du partenariat est de réussir à réaliser un premier pilote de 6 MW dès 2017, « afin d'être en phase avec le calendrier du marché », précise le service de presse de DCNS. Le groupe a en effet revu sa stratégie en matière d'éolien flottant : le projet Winflo qu'il menait depuis 2008 avec Nass&Wind, Vergnet, l'Ifremer et l'École nationale supérieure de techniques avancées (Ensta) de Bretagne, prévoyait la construction d'un démonstrateur de 1 MW, avant de passer à la taille réelle de plus de 5 MW. Un calendrier trop étalé, alors même que les concurrents mondiaux mettent d'ores et déjà leurs démonstrateurs à l'eau. Le projet Winflo est par conséquent abandonné au profit de Sea Reed, et Vergnet remplacé par Alstom. Le fait que DNCS et Alstom collaborent étroitement sur les parcs offshore sur fondation de Fécamp, Saint-Nazaire et Courseulles-sur-Mer n'est sans doute pas étranger à ce repositionnement. Sea Reed bénéficiera néanmoins de l'expertise et des résultats de tests accumulés au cours du travail réalisé pour Winflo.