La lettre des énergies renouvelables du 26/06/2014

Symbole - Nagasaki, Fukushima, l'ère renouvelable

Légende : Fondations semi-submersives quittant le quai.

Crédit : Fukushima Offshore Wind Farm Consortium.

Les Japonais ont manifestement décidé de changer la face des villes symboles de Nagasaki et Fukushima grâce aux énergies renouvelables. Kyocera et quatre autres entreprises ont conclu un accord à la mi-juin pour construire une centrale solaire de 430 MWc sur l'île d'Ukujima, au large de Nagasaki. L'installation ne comptera pas moins de 1 720 000 modules, devant produire 500 GWh par an, l'équivalent de la consommation de 138 800 foyers. Le projet représente un investissement de 1,09 milliard d'euros pour une construction qui doit débuter en 2016. Les modules photovoltaïques doivent occuper 6,3 millions de mètres carrés de terres agricoles, soit 25 % de la superficie d'Ukujima. Toutefois, les panneaux doivent être montés sur pilotis afin de permettre le développement simultané d'activité agricoles, la culture et surtout l'élevage. À Fukushima, on parie sur l'éolien offshore. Un consortium composé de 10 entreprises et de l'Université de Tokyo, Fukushima Offshore Wind Farm Consortium, est engagé dans la construction d'un prototype d'une éolienne offshore de 7 MW sur fondations flottantes. Les flotteurs sont déjà achevés et doivent être ancrés sur le site de tests cet été. L'éolienne elle-même devrait être installée début décembre, une fois la pose des câbles sous-marins achevée.