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La lettre des énergies renouvelables du 10/12/2015


COP21 - Des engagements renouvelables

Des engagements renouvelables COP21

La COP21, conférence de Paris sur le climat.
Arnaud Buissou/MEDDE/SG COP21.

Si tous les esprits sont focalisés vers l’accord attendu et espéré à l’issue de la COP21 qui se clôt demain, vendredi 11 décembre, les annonces se sont multipliées, à la fois de la part des États et des entreprises, pour accélérer le développement des énergies renouvelables. Dès le premier jour de cette 21e conférence des parties, deux initiatives furent annoncées. Tout d’abord, l’Alliance solaire internationale : une coalition de 121 pays situés dans les régions les plus ensoleillées du monde à l'initiative du Premier ministre indien Narendra Modi. Cette alliance a pour objectif d’assurer un transfert de technologies et de faciliter les financements pour développer dans tous les pays à fort potentiel solaire des capacités de production d'électricité. L'Inde elle-même veut montrer la voie, avec un objectif de 100 GW de capacités solaires en 2022, contre 4 GW aujourd'hui. De même, avec la “Mission innovation”, vingt pays, qui représentent 80 % du budget mondial dans la R&D des énergies propres, se sont engagés à doubler leurs investissements dans ce secteur en cinq ans, ont expliqué les États-Unis dans un communiqué. En parallèle, l'administration américaine a également annoncé la création de Breakthrough Energy Coalition, un groupe indépendant de 28 investisseurs privés piloté par le milliardaire américain Bill Gates et qui doit servir de passerelle entre les nouvelles entreprises du secteur des énergies vertes, la recherche et le marché de l'énergie.

Une semaine après, la journée Énergie de l’Agenda des solutions (ou Plan d’actions Lima-Paris, selon sa nouvelle dénomination) a été l’occasion de mettre en avant de nouvelles initiatives en faveur des énergies renouvelables. Ainsi 36 pays et 23 institutions ont inauguré une alliance mondiale pour la géothermie. « Il y a seulement 12 GW dans le monde. L’objectif à court terme est de multiplier par cinq la puissance électrique géothermique installée », a expliqué Adnan Amin, directeur général de l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena). Khaled Fahmy, ministre de l’Environnement de l’Égypte, a annoncé quant à lui une initiative pour les énergies renouvelables, « 100 % africaine et appliquée par des acteurs africains », a-t-il insisté. Objectif affiché : développer 10 GW de renouvelables d’ici à 2020 puis 300 GW d’ici à 2030 afin d’accroître l’accès à l’énergie sur le continent de 32 à 62 % d’ici à 2030. Ce projet a déjà mobilisé 10 milliards de dollars de financements publics de la part des pays développés, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, également président de la COP21.