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La lettre des énergies renouvelables du 12/05/2015


International - Pour l’AIE, la recherche publique est insuffisante

Couverture du rapport Energy Technology Perspectives 2015.

Légende : Couverture du rapport Energy Technology Perspectives 2015.
Crédit : International Energy Agency‌.

Les gouvernements doivent mobiliser davantage de fonds pour encourager l’innovation dans le domaine de l’énergie, afin de limiter à 2 °C la hausse des températures à l’horizon 2050, plaide l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son rapport Energy Technology Perspectives 2015. Les dépenses publiques de R&D en matière de transformation énergétique, jugées essentielles pour débloquer et orienter des enveloppes bien supérieures d’investissements privés, ont progressé en valeur absolue depuis la fin des années 1990, mais se sont effondrées en valeur relative. L’agence relève qu’elles représentent de 3 à 4 % de l’ensemble des dépenses publiques de R&D depuis l’an 2000, loin du pic atteint en 1981, de 11 %. « Des innovations à la fois incrémentales et radicales sont nécessaires pour décarboner le système énergétique global, postule le rapport. Les gouvernements peuvent jouer un rôle critique pour les technologies prometteuses en assurant un soutien stable et à long terme à tous les stades de l’innovation. »

L’AIE chiffre à 40 000 milliards de dollars (35 200 milliards d’euros) le montant des investissements nécessaires pour assurer la transition vers un système électrique global décarboné en 2050. Somme coquette, bien sûr, mais qui représente moins de 1 % du PIB global cumulé à cet horizon, et doit se traduire par des économies de carburant trois fois supérieures, tempère l’Agence. Les systèmes de chauffage et de climatisation, reposant à 70 % sur les énergies fossiles, constituent un potentiel peu exploité, souligne encore l’AIE. Ces deux applications représentent en effet 40 % de l’énergie finale consommée dans le monde, plus que les transports (27 %).