Interclima+Elec, salon/exposition du 2 au 6 novembre 2015 à Paris Nord Villepinte

La lettre des énergies renouvelables du 29/07/2015


Hydrogène véhicule - BPIfrance au tour de table d’Hytrac

Peu de véhicules fonctionnent encore à la pile à hydrogène. Ici, l’une des cinq Kangoo ZE-H2 délivrées par Symbio FCell pour le conseil général de la Manche (projet HyWay), en exposition devant l’Hôtel de ville de Paris le 3 juillet.

Légende : Peu de véhicules fonctionnent encore à la pile à hydrogène. Ici, l’une des cinq Kangoo ZE-H2 délivrées par Symbio FCell pour le conseil général de la Manche (projet HyWay), en exposition devant l’Hôtel de ville de Paris le 3 juillet.
Crédit : Fabio Ferrari.

La Banque publique d’investissement (BPIfrance) a annoncé sa participation au financement du projet de développement d’une chaîne de traction hydrogène pour véhicules lourds baptisé Hytrac, à hauteur de 10,8 millions d’euros sur les 26 millions de coût total. Ce projet, qui cible bus, camions de livraison ou encore engins de chantier, appartient au programme des Investissements d’avenir. « Sans équivalent dans le monde aujourd’hui pour la forte puissance », selon BPIfrance, il repose sur une pile à combustible produisant de l’électricité à partir d’hydrogène stocké dans le véhicule, permettant ainsi son mouvement. La production de courant par combustion d’hydrogène présente l’avantage de ne produire que de l’eau. L’hydrogène en mobilité offre aussi, à ce jour, une autonomie plus importante que les solutions basées sur des batteries. En revanche, la production du gaz est fortement émettrice de dioxyde de carbone, sauf lorsqu’elle est réalisée par électrolyse de l’eau alimentée par une électricité d’origine renouvelable, comme il est bien sûr prévu dans le projet.

Expertises françaises

Hytrac réunit de nombreuses expertises tricolores sur l’hydrogène, notamment Symbio FCell sur la pile à combustible, Green GT pour le groupe motopropulseur, et McPhy Energy sur la production d’hydrogène par électrolyse et le stockage. Tronico, spécialiste de l’électronique de puissance, est le chef de file du projet, qui entend proposer ses solutions dès 2018 à l’industrie. « Le but, c’est que l’ensemble des briques technologiques puissent s’assembler dans une solution commune. La cohérence entre tous les composants est primordiale », souligne Pascal Plantard, responsable de la division Alternative Énergies chez Tronico. « Si l’on veut un modèle économique qui ait une chance de fonctionner, il faut un usage intensif de la flotte et des investissements limités au maximum. Autrement dit, équiper le moins possible de véhicules avec des motorisations les plus grosses possible et limiter le nombre de stations de rechargement », poursuit-il.