Interclima+Elec, salon/exposition du 2 au 6 novembre 2015 à Paris Nord Villepinte

La lettre des énergies renouvelables du 29/09/2015


Biométhane - Première injection pour GRTgaz

L’usine de triméthanisation-compostage Ecocea, à Chagny (Saône-et-Loire).

Légende : L’usine de triméthanisation-compostage Ecocea, à Chagny (Saône-et-Loire).
Crédit : Smet 71.

550 Nm3/h. C’est le débit de biométhane que l’usine de triméthanisation-compostage du Smet71 (Syndicat mixte d'élimination et de traitement des déchets de Saône-et-Loire) injecte dans le réseau de transport du gaz, GRTgaz. Un chiffre impressionnant, à comparer aux 200 Nm3/h du réseau de distribution, et, surtout, une première en France ! À Chagny, l’usine, nommée Ecocea, traite 73 000 tonnes de déchets par an et produit 2,6 millions de Nm3 de biométhane par an, soit 28 GWh/an. Les déchets fermentescibles sont récupérés grâce à un tri mécanobiologique et introduits dans un méthaniseur. Le biogaz obtenu est ensuite épuré pour être injecté dans le réseau de gaz, où il se mélange au gaz fossile. Il est distribué à l’usine Terreal, qui fabrique des tuiles en terre cuite. Sans changer son installation, Terreal couvre ainsi 30 % de ses besoins de chaleur avec cette énergie verte. Pour le Smet71, l’usine de méthanisation doit permettre de diminuer de 40 % la quantité de déchets stockés. L’investissement dans l’usine et dans l’unité de méthanisation s’élève à 44 millions d’euros.

D'ici à la fin de l'année, GRTgaz espère signer deux autres contrats d'injection, puis en mener trois à cinq par an. 16 conventions d’études ont déjà été signées, dont 8 font l’objet d’études de raccordement. À l'horizon 2020, l’opérateur vise jusqu'à 1 TWh/an de biométhane dans son réseau. Pour fin 2015, une vingtaine de projets d’injection de biométhane devraient être en service en France, tous opérateurs confondus (GrDF, Réseau GDS, TIGF,GRTgaz).