Quand vous lirez ces lignes, le projet de directive européenne, qui vise un objectif global contraignant de 20 % pour la part des sources d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie à l’horizon 2020, aura été voté. Ce choix, fait par les pays de l’Union européenne et par la France dans le processus du Grenelle de l’environnement, est celui de la croissance verte. Il fait des énergies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie les nouveaux moteurs de l’économie et de la création d’emploi. Le vent du changement pourrait aussi venir d’outre-Atlantique où le président des États-Unis, Barack Obama, a déjà annoncé qu’il « s'engagerait “énergiquement” dans des discussions
sur le changement
climatique ».
Évidemment, ceux qui ne partagent pas cette conviction vont lancer leurs forces dans la bataille pour tenter de réduire ces engagements à leur plus simple expression, prétextant que la crise financière qui a éclaté en septembre 2008 rend les objectifs environnementaux intenables ou dangereux pour la sécurité des approvisionnements énergétiques.
Référence dans le domaine des énergies renouvelables, Observ’ER a toujours suivi et analysé la montée en puissance des énergies vertes. En France, Observ’ER réalise notamment l’étude d’impact de la mise en place du crédit d’impôt pour les filières solaire thermique, photovoltaïque, biomasse et pompes à chaleur. Au niveau européen, Observ’ER publie tous les deux mois le baromètre EurObserv’ER, qui propose un focus détaillé sur l’état de la production d’une filière renouvelable pour chaque pays de l’Union européenne, avec des chiffres clefs et des indicateurs précieux pour les décideurs et les industriels. Fort de ces compétences en France et en Europe, Observ’ER détient également une expertise mondiale en réalisant depuis maintenant 10 ans cet inventaire de la production d’électricité d’origine renouvelable.
De son côté, le groupe EDF affirme avec détermination son engagement à lutter contre les changements climatiques selon deux axes majeurs : la recherche de l’écoefficacité énergétique et la réduction des émissions de CO2 des moyens de production. Pour cela, EDF a fait le choix du développement des énergies sans carbone ou faiblement carbonées. Le groupe porte notamment ses priorités sur deux axes stratégiques : être un leader du renouveau du nucléaire dans le monde et développer les énergies renouvelables. Il investit à grande échelle dans les moyens de production centralisée. Et pour développer des capacités de production à base d’énergies renouvelables, il s’appuie sur EDF Énergies Nouvelles (50 % EDF), qui vise un objectif de 4 000 MW renouvelables en 2012 dans le monde, principalement avec des parcs éoliens mais aussi des grandes centrales solaires photovoltaïques. À l’étranger, les sociétés du groupe participent au déploiement de cette stratégie. Comme par exemple, EnBW en Allemagne, qui a acquis deux sociétés de développement, portant les projets de quatre fermes éoliennes en mer Baltique et en mer du Nord pour un total de 1 200 MW.
À travers EDF Énergies Nouvelles Réparties, nouvelle filiale créée en 2008, EDF fait aussi la promotion d’équipements fonctionnant à partir de sources d’énergies renouvelables chez ses clients, avec notamment l’installation de pompes à chaleur et de poêles à bois, mais aussi de toitures photovoltaïques pour les particuliers, les entreprises et les collectivités.
Le groupe inscrit cette action dans la durée en participant activement à des actions de recherche et développement, visant à la fois la maîtrise industrielle des filières matures et l’innovation technologique pour les filières en devenir et les solutions de stockage. Ainsi, EDF et ses filiales remplissent pleinement leur mission qui est de répondre aux besoins du présent sans compromettre l’avenir des générations futures.
Alain LIÉBARD
Président de l’Observatoire des énergies renouvelables
Claude NAHON
Directrice Environnement et Développement Durable
Électricité de France