Quinzième inventaire - Édition 2013

La production d'électricité d'origine renouvelable dans le monde
Collection chiffres et statistiques

             
             
        Logo - Observer.jpg Logo - EDF.jpg Logo - crédit agricole.jpg
Introduction
Organisation de l'étude
Éléments de méthode
Sommaire
Chapitre 1
La production d'électricité dans le monde : perspectives générales (.pdf)
Chapitre 2
Un aperçu des dynamiques régionales par filière (.pdf)
Chapitre 3
La production d'électricité d'origine renouvelable : détails par région et par pays (.pdf)
Conclusion
 
Éditeur

 

146, rue de l'Université
75007 Paris
Tél. : + 33 1 44 18 00 80
Fax. : + 33 1 44 18 00 36

Préface

Pour la quatrième année consécutive, la part de la production d'électricité renouvelable est en augmentation dans le total mondial. Elle gagne même 2 points de pourcentage depuis 2007, ce qui lui permet de franchir le seuil symbolique des 20 %. Cette augmentation n'est pas le fruit du hasard. Elle résulte d'une politique ambitieuse menée par certains États depuis plus d'une décennie pour développer de concert les capacités de production et les technologies énergies renouvelables. Dans le secteur de l'électricité, les énergies renouvelables ont ainsi compté pour près de la moitié de la puissance installée dans le monde en 2011. Déjà plus d'une centaine de pays se sont assignés des objectifs en matière de production renouvelable, preuve de l'intérêt de plus en plus marqué pour ces technologies à l'échelle planétaire.

La transition énergétique qui s'amorce demeure néanmoins fragile. La crise économique qui touche de plus en plus durement les pays développés est en train de conduire à un fléchissement de l'appui aux énergies renouvelables. Cette tendance, si elle devait se poursuivre, est inquiétante car elle conduirait à affaiblir la dynamique mise en place et à freiner la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Pour EDF, les questions de développement et d'environnement sont au cœur de la transition énergétique ; il est aujourd'hui urgent de réconcilier notre modèle de développement avec les enjeux environnementaux et sociaux croissants.

Pour réussir la transition écologique, il faut rendre nos objets industriels plus verts, agir sur l'existant en intégrant les contraintes environnementales et sociétales et notamment "verdir" les technologies actuelles compétitives par le biais de réglementations proposant des cadres de long terme. Chaque industrie, entreprise et salarié doit pouvoir y participer et contribuer au bien être social et au développement économique. C'est aussi un nouveau modèle d'action collective, encourageant notamment les dispositifs permettant aux fonds publics de soutenir les investissements privés, qui doit être promu pour inciter le financement et la démultiplication d'actions ancrées dans les territoires.

Il nous faut repartir des besoins existants, de ceux de nos concitoyens, et leur apporter des réponses énergétiques spécifiques, intelligentes et performantes si nous voulons un avenir durable.

Pour le Crédit Agricole, acteur majeur du financement de l'économie française, la transition énergétique est, à l'orée de ce nouveau siècle, un sujet de première importance. Lors de la rédaction de son dernier projet de groupe, le Crédit Agricole a retenu quatre domaines qualifiés "d'excellence" sur lesquels le Groupe a souhaité prioriser son développement. Le domaine de "l'économie de l'énergie et de l'environnement" en fait bien entendu partie. Et au cœur de cette réflexion, l'accompagnement de l'efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables forment deux axes majeurs.

En accord avec les objectifs européens et nationaux définis pour 2020, le groupe a déjà financé près du quart des installations solaires et éoliennes en France. Il est aussi très actif sur le secteur de la biomasse avec les réseaux de chaleur bois et le développement de la méthanisation. La banque de financement et d'investissement du Groupe a, quant à elle, développée une expertise sur les énergies renouvelables qui lui permet d'accompagner la croissance de ces dernières dans les pays émergents.

Il faut cependant être conscient que les évolutions vers un monde plus économe en énergie seront lentes. La banque accompagne le mouvement, mais les clients doivent d'abord être convaincus qu'investir dans un habitat mieux isolé ou dans des process industriels économes sont des décisions favorables à l'économie et écologie. Les prises de conscience sont en cours, mais l'urgence est là !

L'inventaire de la production d'électricité d'origine renouvelable dans le monde constitue l'un des suivis des secteurs énergies renouvelables mis en place par Observ'ER et ses partenaires. En parallèle à cet ouvrage de référence, l'Observatoire analyse également le développement des énergies renouvelables aux niveaux européen et national par le biais du baromètre EurObserv'ER (L'État des énergies renouvelables en Europe) et du Baromètre des énergies renouvelables électriques en France.


Alain Liébard
Président de l’Observatoire des énergies renouvelables

Claude Nahon
Directrice Environnement et Développement Durable d’EDF

Michel Auzet
Responsable environnement, Direction du Développement Durable Crédit Agricole SA